Du 6 au 9 juin 1780

Fil   Le 6 juin 1780, Nicolas sort de l'hôtel de police, rue Neuve des Capucines, pour aller prendre le pouls de la population après l'effondrement – authentique – d'une cave dans la rue de la Lingerie. Les morts ensevelis dans le cimetière des Saints-Innocents mitoyen se sont en effet déversés dans la maison, risquant de susciter une "émotion" populaire. C'est là, sur ce côté du cimetière où se trouve le charnier dit des écrivains, que Nicolas rencontre pour la première fois Louis-Sébastien Mercier.

Nicolas revient ensuite à l'hôtel de police, dont l'adresse est cette fois exacte, l'hôtel de police ayant bien migré en 1780 de la rue Neuve Saint-Augustin vers la rue Neuve des Capucines. Il y apprend la mort d'un ancien contrôleur général de la Marine, M. de Chamberlin. Il doit donc rallier au plus vite, avec Bourdeau et Gévigland, l'hôtel des Ravillois, situé dans une rue qui donne dans la rue de la Chaussée d'Antin – rue des Mathurins –, situation qui témoigne de l'essor urbanistique à la fin du XVIIIe siècle.

L'hôtel des Ravillois visité, Nicolas et Bourdeau finissent la journée aux Porcherons, dans le second cabaret ouvert par Ramponneau en 1772, La Grande Pinte, établissement situé au pied du Mont des martyrs – soit l'actuelle Butte Montmartre. Après le repas, Bourdeau, qui habite désormais faubourg Saint-Marcel, dépose Nicolas rue Montmartre.
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Fil   Le 7 juin, après avoir rendu compte à Le Noir – rue Neuve des Capucines – de ses premières investigations, Nicolas rejoint le Châtelet puis, accompagné de Bourdeau, il se rend à l'angle des rues Montmartre et Plâtrière, chez M. Patay, commis à la Trésorerie générale de la Marine et exécuteur testamentaire de M. de Chamberlin.

Les deux policiers retournent ensuite sur leurs pas, traversent la Seine et longent la rive gauche afin de rendre visite, rue de Grenelle, au baron de Besenval, qui est représenté sur la première de couverture. L'hôtel – hôtel Chanac de Pompadour – est actuellement le lieu de l'ambassade suisse.
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Fil   De retour au Châtelet, Nicolas apprend qu'il lui faut se présenter au plus vite à l'hôtel Lionne de Pontchartrain – rue Neuve-des-Petits-Champs – où Necker le convoque pour lui demander d'enquêter sur Sartine, ce qu'il refuse de faire. Il se rend aussitôt à l'hôtel de police pour informer Le Noir.

Le lieutenant général de police lui ayant indiqué que Sartine l'attendait, Nicolas rejoint le ministre à l'hôtel de la Marine, à Versailles.

À Versailles, Nicolas rencontre aussi le roi. Après avoir fait une courte halte à l'hôtel d'Arranet, il revient – via la porte de la Conférence – rue Montmartre.
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Fil   Le lendemain, il commence la journée par une promenade à cheval jusqu'à Chaillot. Il rencontre un personnage authentique, à savoir Federici, garde des Champs-Élysées.
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Après avoir laissé Sémillante à l'hôtel Montmartre, Nicolas se rend au Châtelet puis gagne Boulogne. Il y rencontre M. de Sainte-James, qui surveille l'aménagement de sa "folie". On appelait alors "folies" les petits châteaux que des nobles se faisaient construire en rivalisant d'extravagance, comme Bagatelle ou la folie Monceau.

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En revenant de Boulogne, Nicolas et Bourdeau s'arrêtent au Dauphin couronné, puis ils s'engagent sur le boulevard des Capucines jusqu'à la rue de la Chaussée d'Antin, où loge Henriette Burraud, dite la Lofaque.

Ils rejoignent ensuite le Châtelet pour organiser une expédition nocturne dans l'hôtel des Ravillois, après quoi il rentre rue Montmartre où, s'étant changé, Bourdeau passe le prendre pour aller souper chez Semacgus, à Vaugirard.
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L'expédition menée depuis la maison de Semacgus à Vaugirard vers l'hôtel des Ravillois aux Porcherons emprunte un parcours particulièrement compliqué : Nicolas, Bourdeau et Naganda suivent la Seine jusqu'au pont de Sèvres, ce qui leur permet de contourner Paris en empruntant la route de la Révolte. Cette route avait été tracée en 1750 par Louis XV, désireux de joindre Versailles à Saint-Denis en évitant les troubles suscitées par les "émotions populaires". C'est cette route qu'a d'ailleurs empruntée la dépouille du roi en 1774 (cf. L'Affaire Nicolas Le Floch) et qu'on voit sur la carte que Vaugondy a dressée des environs de Paris en 1761 (voir vignette ci-dessous, en rouge clair).

Ce parcours sort lui aussi des limites du plan ci-dessous : pour le voir, cliquez sur la vignette ci-contre.
Après les investigations nocturnes à l'hôtel de Ravillois, Nicolas et Naganda rentrent rue Montmartre.
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Fil   Le 9 juin – et non le 8, comme on peut le lire dans le roman – , Nicolas commence sa journée en allant faire son rapport à Le Noir. En chemin, à l'angle des rues Saint-Honoré et Saint-Nicaise, il sauve une femme que la police veut arrêter pour un vol de pain.

Après sa visite à l'hôtel de police, il se rend au Châtelet. Aimée l'y attend pour lui dire que Madame Louise désire le rencontrer. Il se rend donc aussitôt au carmel de Saint-Denis. La nouvelle que la fille de Louis XV lui révèle le perturbe tant qu'il décide de rentrer à l'hôtel de la rue Montmartre.
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