Rue de la Tonnellerie

La rue des piliers de la Tonnellerie sur le plan de Bretez, dit de Turgot (1734-1739) :
on y voit bien la galerie couverte qui la borde de la pointe Sainte-Eustache jusqu'à la rue Saint-Honoré.

M. THIERY, Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, tome I, Paris, Hardouin et Gattey, 1787, p. 476 :
« PILIERS DES HALLES. Ces piliers sont situés à droite et à gauche de l'extrémité de la place nommée pointe Saint-Eustache, dans le milieu de laquelle est un puits public pour ce quartier, et un Corps-de garde de la Garde de Paris, qui doit être incessamment transféré sous la nouvelle sacristie de St. Eustache, fermant l'angle des rues Traisnée et Montmartre.
Les piliers de la droite sont nommés les grands piliers(1), ou rue de la Tonnellerie, et aboutissent à la rue Saint-Honoré.
Ceux de la gauche sont nommés petits piliers, ou piliers d’étain, et entourent la partie des halles où se trouve le Pilori. »
Note 1 : « Sous ces piliers règne une longue file de boutiques, où l'on trouve en tout temps à remonter sa garde-robe, et à renouveler son mobilier. »

La rue de la Tonnellerie était un ancien chemin hors les murs, devenu au XIIsiècle une rue du nouveau quartier des halles, où s’installèrent les marchands de tonneaux. Comme les maisons étaient construites sur des galeries couvertes, où se succédaient les boutiques dont parle Thiéry, elle était souvent appelée rue des Grands-Piliers.

Les piliers des Halles, rue de la Tonnellerie dans H. Gourdon de Genouillac, Paris à travers les siècles, Paris, F. Roy, 1882-1889, tome 1, p. 453.

Avec l’entassement des marchandises dans ses galeries et la présence de milliers de clients qui se bousculaient, l’hygiène y était plus que douteuse. C’est pour cela que, dès le début du XIXsiècle, on s'est préoccupé de moderniser le quartier. Ce n’est qu’à la fin du XIXsiècle, avec la construction des derniers pavillons de Victor Baltard, que disparaît l’antique rue de la Tonnellerie.