Rue du Jour
Dans la rue du Jour, les vestiges de l'Hôtel de Royaumont
  Vue sur la caserne des pompiers (peut-être le petit hôtel de Lambesc)
de la cour de l'Hôtel de Royaumont

 

SAUVAL (HENRI), Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, chez Charles Moette [et] Jacques Chardon, 1724, p. 144 :
« La rue du jour en I399, avait nom la rue Raoul-Roissolle, et la rue Raoul-Rissolle. Depuis la rue Jean-le-maire, au lieu de la rue Jean-le-mire, à cause sans doute, de Jean le Mire Chauffe-cire de la Chancellerie de France en I434, qui y avait établi sa demeure ; après elle s’est nommée la rue du Séjour du Roi, parce que Charles V y a eu un manège, et une écurie, qu’on appelait le Séjour du Roi , et qui alors était le nom ordinaire de ces sortes de bâtiments et logis. Enfin au lieu de la rue du Séjour du Roi , le peuple pour abréger, s'est contenté de dire la rue du Séjour, puis la rue du Jour. »

Dans La Pyramide de glace, Nicolas découvre que Nicole Leguay, sosie de la reine et personnage de la future affaire du collier, habite au petit hôtel de Lambesc, rue du Jour, quartier Saint-Eustache, c'est-à-dire tout près de la rue Montmartre et de l’Hôtel de Noblecourt. Cette rue existe depuis le XIIIe siècle et a porté successivement plusieurs noms. Comme le dit Sauval, le dernier, rue du Jour vient de la déformation de rue du Séjour quand, au XIVe siècle, elle abritait un séjour du roi Charles V avec un manège et des écuries. L’hôtel de Lambesc faisait face à l'Hôtel de Royaumont, propriété à la fin du XVIIIe siècle de l’archevêque de Cambrai, abbé de Royaumont. Cet hôtel, dans lequel on retrouvait une tour de l’enceinte de Philippe-Auguste appartenait depuis 1767 à André Dufour, seigneur de Lanneau et à son beau-frère le conseiller au parlement de Paris Anjorrant. La propriété de Dufour donnait sur la rue du Jour : Nicole Leguay était locataire de ce dernier. Le nom venait soit de la ville de Lambesc, soit du seigneur du même nom.