Rabouine

C'est l'un des personnages les plus anciens de la série mais peu d’indications biographiques apparaissent dans les oeuvres.

Dans L’Enigme des Blancs-Manteaux, il se définit comme « la mouche à Bourdeau ». Il est chargé par l’inspecteur de la surveillance de la maison de Descart.

Dans L’Homme au ventre de plomb,  il est rapidement décrit :

« Rabouine en sortit, enveloppé dans une cape informe. Les petits yeux gris brillaient d’amitié dans un visage en lame de couteau. Il se serait jeté au feu pour Nicolas. » 

Dans L’Affaire Nicolas Le Floch, il se transforme en Nicolas, « à s’y méprendre », ce qui nous donne une indication sur son âge, très proche de celui du commissaire. Il a dans ce roman, des correspondants à son service dans toutes les bonnes maisons.

Dans Le Sang des Farines, il accompagne Nicolas et Semacgus à Vienne où il se rend indispensable dans de nombreuses circonstances, pour crocheter une porte et un coffre ou pour remplacer Nicolas et promener les mouches autrichiennes. Rabouine se révèle très conservateur en matière culinaire, préférant – en homme du peuple – un bon chapon au sel aux subtils raffinements d’une cuisine suspecte dès lors qu’elle lui est inconnue. Au contact des policiers, son style devient plus raffiné . La manière dont il commente le document calciné dans la cheminée de l’abbé Georgel en est un exemple. « On peut définir la nature de ce document : à n’en pas douter une correspondance venue de France, lue et détruite », affirme-t-il, ajoutant solennellement : « Cependant notre homme a fait par trop confiance au feu : le bois était vert et la fumée l’a trompé sur sa capacité de destruction. » Le discours, très éloigné des paroles de la rue, suscite même l’admiration de Nicolas. Célibataire, il semble par ailleurs apprécier et être apprécié des soubrettes autrichiennes.

Dans Le Crime de l’hôtel saint Florentin, Rabouine est décrit comme ayant une taille élancée et « assez joli garçon sous ses airs dégingandés ». Il utilise ses talents pour soutirer des informations à une prostituée qui a « un faible de coeur » pour lui.

Dans L’Enquête russe, Nicolas le considère comme faisant partie du « quatuor » qu’ils forment avec Bourdeau et Gremillon. Il est associé à toutes les décisions. Il prend du reste de plus en plus d’importance et dans les derniers romans, il apparaît comme un adjoint de Bourdeau au même titre que Gremillon. C’est lui qui, dans L’Année du volcan, dirige les équipes de mouches ou de « sbires ».

En 1784, dans La Pyramide de glace,  il est même chargé par Nicolas de surveiller Aimée et de lui rendre compte précisément de ses déplacements. « Rabouine dont la loyauté à l’égard de son chef était totale » effectue cependant le travail avec beaucoup de remords et en parle à Bourdeau. Nicolas, qui  le considère comme « la meilleure et la plus habile mouche de Paris » et admire « l’habileté de Rabouine », déplore que

« rien ne permît à l’homme de se hisser plus haut dans la hiérarchie d’une activité où il excellait. Il se souvint des propos de Bourdeau selon lesquels tout devrait être départi à chacun non selon sa position dans la société mais suivant ses talents ».

Raccard (Père Guy)

Exorciste du diocèse, il apparaît dans Le Fantôme de la rue Royale :

« Nicolas estima que l’homme approchait la cinquantaine. Des cheveux grisonnants, tirés en arrière, dégageaient une figure plus militaire qu’ecclésiastique. De toute évidence, son aspect extérieur laissait le père Raccard indifférent comme le prouvait une soutane si usée, si souvent lavée et repassée qu’elle se moirait de reflets verdâtres et que les lisérés montraient le cordonnet par endroits. Les manches un peu courtes laissaient entrevoir des vestiges de manchettes de dentelles déchirées et jaunâtres qui attiraient le regard sur des mains épaisses aux phalanges couvertes de touffes de poils bruns. »

Il est chargé par Mgr de Beaumont d'exorciser Miette, la servante des Galaine, ce qu'il fait avec succès.

L’exorciste de Notre Dame revient dans La Pyramide de glace. Il est toujours une force de la nature mais, en prenant de l’âge, il a grisonné et un peu maigri. Son intelligence et sa bonté se lisent sur son visage. Il vit toujours aussi modestement : sa soutane est encore bien élimée. Cependant, généreux, il n'hésite pas, comme dans Le Fantôme de la rue Royale, à partager son repas avec Nicolas venu le consulter sur les vampires. Son logis est envahi par des livres : le père Raccard est un homme du siècle, qui ne croit pas facilement aux apparences diaboliques.

Radot

Le personnage apparaît dans L'Enquête russe. Commis expert dans les langues slaves au ministère des affaires étrangères à Versailles, M. Radot est traducteur de russe. Il a l’air éberlué, la perruque de travers et l’habit mal boutonné et répète hélas, hélas.

Ranreuil (Isabelle Marie Sophie Angélique de)

Fille du marquis de Ranreuil, elle aime passionnément Nicolas Le Floch, avec qui elle a été élevée, et a juré de lui être fidèle. À la mort de son père, elle envoie la chevalière du marquis à celui qui s'avère être son demi-frère. En 1772, elle lui envoie l’épée de parade de leur père et, en avril 1775, elle écrit à son frère qu’elle a décidé de se retirer à l’abbaye royale de Fontevrault, sous le nom de sœur Agnès de la Miséricorde, et qu'elle lui abandonne sa part d'héritage (Le Sang des farines). Isabelle lui demande ainsi de prendre, pour assurer l'avenir de Louis, le titre qu’il avait refusé au moment de la mort de leur père. Nicolas devient donc le maître du domaine de Ranreuil. Par les liens qu’elle a conservés à la cour avec le duc de Richelieu, un compagnon de son père, elle obtient que son neveu, Louis, devienne un page du roi. Elle signale aussi, sans autre précision – du moins pour les lecteurs – l’origine noble de la mère inconnue de Nicolas.

Ranreuil (Louis de)

En mission à Londres, en janvier 1774, Nicolas Le Floch apprend par une prostituée française que le fils de la Satin, alors âgé de treize ans, est aussi le sien. Antoinette lui a donné le prénom du marquis de Ranreuil, qui est aussi celui du roi (L'Affaire Nicolas Le Floch). Quelques jours plus tard, de retour à Paris, il croise son fils à la porte du Dauphin couronné ; il apprend alors que la Satin, désireuse que Louis reçoive une bonne éducation, l'a fait entrer au collège.

Nicolas le reconnaît devant un notaire comme son fils naturel et le présente à tous ses amis le 2 octobre 1774 lors d’un diner chez M. de Noblecourt. Se chargeant de son éducation, il le fait admettre au collège des Oratoriens de Juilly, où on enseigne en priorité la littérature moderne et les langues étrangères. Louis partage dès lors ses vacances entre son père et sa mère.

En mai 1775, après un duel au compas, l'adolescent fugue, n'emportant avec lui que le cachet offert par son père et les Métamorphoses, cadeau de M. de Noblecourt. Fuyant le collège des Oratoriens et les brimades qu'il y subit, il se réfugie chez sa "tante", la Paulet, chez qui son père vient le rechercher. Comme il ne veut plus revenir au collège, le duc de Richelieu lui accorde son soutien – sur la demande de sa tante Isabelle – pour le faire entrer à la cour comme page de la Grande Écurie :

« Les pages de la Grande écurie non seulement entourent le roi au retour de la chasse et le conduisent à la chapelle, mais lui tiennent l’étrier droit quand il monte à cheval. Ils précèdent les princesses ou portent la queue des robes et caracolent autour de leurs voitures. À la chasse, [...] présents au rendez-vous, ils changent et chargent les fusils, font ramasser les pièces abattues et en tiennent le compte. On les utilise comme vas-y-dire et, à la guerre, ils assistent les aides du camp du roi. Enfin, tout page sortant au bout de trois ou quatre années a le droit et privilège de choisir une sous-lieutenance dans un corps. » (Le Sang des farines)

À la fin du roman, on apprend de la bouche de La Borde qu'il n'est pour commencer que page de la Petite Écurie. En revanche, il est dans le roman suivant, noté comme ayant la fonction de page de la Grande Écurie.

En 1780, dans L'Honneur de Sartine, Madame Louise remet à Nicolas un brevet par lequel son fils accède au grade de lieutenant au régiment des carabiniers de Monsieur (Provence) : Louis doit servir à Saumur, sous les ordres du marquis de Poyanne. Il reçoit en outre le titre de vicomte de Tréhiguier.

En 1782, dans L'Enquête russe, Louis est devenu un jeune homme fringant, « qui avait pris la stature de son père au point que, de dos, on les confondait ». Apprécié de tous, il voudrait connaître les champs de bataille et se morfond à Saumur :

« Il avait écouté les conseils de Nicolas sur la nécessaire régularité, rigueur et prudence d’une vie d’officier. Pourtant, bon sang ne saurait mentir, une idylle avec une dame mariée avait failli tourner au drame sans la sagesse du colonel qui avait réussi à calmer les choses auprès d’un mari outragé, mais peu décidé à en découdre. Nicolas, informé, avait bondi à Saumur pour tancer un Louis penaud à qui il avait derechef martelé ses recommandations de prudence et de discrétion. Cependant à tout hasard il avait entraîné son fils hors la ville et là, dans un champ désert, il avait complété ses précédentes leçons. Il lui avait enseigné quelques bottes décisives récemment apprises d’un maître espagnol de passage à Paris dont il avait retrouvé le porte-manteau dérobé par des malfaisants. » 

Nicolas conseille à son fils d’apprendre le breton pour se rapprocher des fermiers des terres de Ranreuil.

Lors de la visite du comte du Nord, la reine l'invite au bal de la cour de Versailles.

En 1786, dans L’Inconnu du Pont Notre-Dame, Louis annonce à son père son intention d’épouser Julie de Mezay, la fille unique du comte de Mezay. Elle est âgée de 19 ans et il l'a rencontrée dans un bal à Saumur. « La famille est connue et réputée dans la province où elle possède des terres et un château dont les jardins font l’admiration des visiteurs. Le comte, maréchal de camp retiré du service, un intime de feu M. de Choiseul, vit sur son domaine. Il est veuf et Julie est son unique enfant. » Le mariage, accepté et négocié entre les deux pères, est paraphé par les souverains. À la demande de la reine et avec l’approbation du comte de Provence, Louis quitte son régiment pour rejoindre la compagnie écossaise des gardes du corps comme lieutenant, chef de brigade sous l’autorité du duc d’Ayen et la majeure partie de son service s’effectuera auprès de la souveraine.

Rapenot

C'est le responsable des écuries de l’hôtel de Police.

Ravalone, alias Rivet

alias Pinetti

Ci-dessus le frontispice des Amusements physiques

Dans La Pyramide de glace, Ravalone accompagne la Mazenard dans ses escroqueries. Arrêté en même temps que la magicienne, il supporte mal son incarcération :

« Nicolas prit le temps de longuement le considérer. Court de taille, rondelet, boudiné dans un habit marron, bas noirs et gros brodequins, le personnage ne payait pas de mine. Il grimaçait, jetant de tous côtés des regards affolés, les yeux sans cesse en mouvement, semblables à ceux d’un animal pris au piège. »

Il porte sur lui sa propre réclame, que lit Bourdeau :

« L’extraordinaire Ravalone exécute cent mille tours de magie. Il se produit devant les publics les plus variés. Bouquet philosophique, tours de cartes et autres merveilleuses apparitions. On le trouvera au café du Bouloir, rue Saint-Jacques. »

Il feint de parler français avec un accent italien mais Nicolas a retrouvé sur une fiche de police la description du tour dont il a été la victime, ainsi que le vrai nom – Rivet – de cet escamoteur et escroc.

Ce personnage n’est pas tout à fait un personnage de fiction : en réalité, il est bien italien et s'appelle Joseph (ou Giuseppe) Pinetti de Wiledal.

Né en 1750 en Toscane, Pinetti se définit au début de son livre, Amusements physiques (paru à Paris en 1784), comme

« Romain, Chevalier de l'Ordre de Saint-Philippe, professeur de mathématique et de physique, protégé par toute la Maison Royale de France, pensionnaire de la Cour de Prusse, agrégé à l’Académie de Bordeaux. »

Le magicien connaît en effet une gloire indéniable à Paris en 1784 et on lit dans Les Mémoires secrets, dits de Bachaumont (XXIV, 103 et XXV, 9) la source de ce que dit, en italiques pour bien démarquer la citation, la fiche de police de Ravalone dans La Pyramide de glace :

« 1er janvier 1784. Le sieur Pinetti attire un monde prodigieux et de la plus haute volée. Ses tours sont aussi variés que surprenants et s’il n’était pas étranger, qu’il s’énonçât plus facilement, dans notre langue, il séduirait infiniment davantage. »

« On admire surtout une petite tête d’or, grosse comme une noix, qui, mise dans un verre transparent et fermé d’un couvercle d’argent, devine tout ce qu’ont lui demande et l’indique par des signes. La pièce que cet habile escamoteur appelle bouquet philosophique est un arbre composé de petites branches d’oranges dont les feuilles sont fraiches et naturelles. Il le met sous une bouteille de cristal et, en lui jetant de loin quelques gouttes d’une eau de sa composition, les feuilles changent le bouquet, donne des fleurs et enfin des fruits. L’illusion que produit ce morceau ne laisse rien à désirer. »

Sa notoriété s'étendit à toute l'Europe : Londres, Berlin, Hambourg. À partir de 1789, il vécut en Russie,où il se maria. Mais le magicien ne manquait pas de rivaux et il connut la déchéance à la fin de sa vie : aux dires de son rival Edmond de Grisy, « réduit à la plus affreuse misère », il mourut en 1800 dans un village de Russie, chez un seigneur qui « l’avait recueilli par compassion ».

 

Ravet (Louison)

Personnage de La Pyramide de glace, elle est servante au Palais Royal. Pauvrement vêtue d’un paletot de mauvaise laine, elle tremble de froid et de peur quand elle est convoquée au Grand Châtelet. À la demande d’un valet (en réalité Tristan Benot), elle a servi d’intermédiaire pour porter les vêtements du logis de la Mazenard, rue du Bout-du-Monde, à celui de Mme Truchet, revendeuse à la toilette rue des Moulins.

Raveux (Germaine, dite La Tison)

Dans L’Enquête russe, c’est une tenancière du tripot L’Académie de l’horloge, au coin des rues Saint-Honoré et de la Sourdière :

« La maison désignée comprenait au rez-de-chaussée une boutique désaffectée et fermée. Un sombre couloir courait à sa droite. Ils l’empruntèrent et au premier tombèrent sur une porte à judas de belle apparence qui contrastait avec la pauvreté générale de la demeure. Ils soulevèrent le marteau. Au bout d’un moment, le guichet s’ouvrit et, sans qu’ils puissent distinguer le visage de leur interlocuteur, une voix s’éleva. »

Le tripot est fréquenté par le comte de Rovski et la princesse de Kesseoren. Sa tenancière est décrite comme une femme déjà âgée, toute vêtue de satin vert sombre. « Un soupçon de moustache masculinisait un visage ridé et revêche. »

 

Renard (Inspecteur)

alias Goupil (Pierre Antoine)

L’inspecteur Renard apparaît dans Le Noyé du Grand Canal :

« Quand ils pénétrèrent dans le bureau, ils distinguèrent un petit homme en habit de cour qui se balançait sur sa chaise, les pieds sur la table. Il s’éventait de son tricorne. La lumière pauvrette d’une chandelle accusait ses traits. Un visage anguleux, un nez fort qui déparait dans une face allongée, du rouge aux joues et une perruque poudrée à frimas. Des manchettes de fine dentelle lui recouvraient les poignets. Dans l’ombre, les boucles d’argent des souliers brillaient. »

Sa femme est elle aussi mentionnée dans le roman :

« Cette créature approvisionne la reine de livres infâmes, pleins de licences coupables et agrémentés de gravures qu’aucun poinçon honnête ne se prêterait à composer. [...] Le mari est inspecteur à la librairie – à la librairie ! – et pourvoit sa femme de ces productions. Il livre ces ordures avec régularité sans s’oublier, prélevant au passage un dû élevé. »

Renard est dans la réalité Pierre-Antoine-Auguste Goupil, inspecteur à la librairie comme lui. Originaire d'Argentan, il avait été enfermé dans sa jeunesse, sur la demande de son père, à Bicêtre. Après avoir été commandant de la maréchaussée à Fontainebleau, il acheta une charge d'inspecteur de police, grâce à la dot de sa femme et à la protection de Sartine. Pendant la lieutenance générale de Le Noir, le couple, au courant de tout ce qui se passait à la cour, rédigeait ou faisait rédiger, comme dans le roman, des libelles injurieux. L'inspecteur feignait ensuite de chercher ces libelles afin de se faire valoir auprès de son chef ou proposait leur rachat en menaçant de les laisser publier.

Sous Louis XV, écrit Jean-François Parot, Renard avait déjà été « convaincu d’être l’auteur de libelles publiés, de faire commerce de leurs saisies, de profiter du trouble des individus qu’il arrêtait pour les dépouiller. Or, argent, bijoux des détenus, tout y passait. [...] Il fut emprisonné à Bicêtre pour escroquerie pendant que Mme Renard, sa complice, était incarcérée à la Salpêtrière. » Un censeur royal, M. Pidansat de Mairobert, secrétaire du duc de Chartres et auteur de pamphlets interdits, avait témoigné en sa faveur.

Le 9 mars 1778, Pierre-Antoine-Auguste Goupil entra à Vincennes tandis que sa femme était incarcérée à la Bastille. L'inspecteur Goipil est mort dans sa cellule le 28 avril 1780. Sa femme fut transférée dans un couvent après sept mois de détention, puis libérée. Elle finit sa vie dans la plus complète déchéance.

Renard (Mlle)

Voir le prince de Montbarey.

Restif de la Bretonne (Nicolas Edme)

Surnommé le Hibou en raison de sa prédilection pour la vie nocturne, Nicolas Edme Restif (ou Rétif) est né à Sacy, près d'Auxerre, le 23 octobre 1734. L'ajout de "la Bretonne" à son patronyme vient de ce que son père avait acquis en 1740 une ferme qui portait ce nom. La famille s'y était installée en 1742. Fils de paysan aisé, Nicolas est devenu ouvrier typographe, métier qu’il exerce d'abord à Auxerre, puis à Paris à partir de 1755.

Il devient un écrivain prolixe. Il écrit non seulement des romans érotiques, mais aussi beaucoup de récits fondés sur ses souvenirs d'enfance ou sur ses observations de la vie nocturne parisienne. Comme son contemporain Louis-Sébastien Mercier, il jette un regard critique sur la capitale. Il est aussi, comme Beaumarchais mais sans son succès, un auteur de pièces de théâtre.

Ainsi que le montrent les romans de Jean-François Parot, il est l'une des nombreuses "mouches" de la police de Paris. Nicolas Le Floch l'utilise comme informateur occasionnel. C'est le cas en 1770, dans Le Fantôme de la rue Royale, qui l'introduit comme personnage récurrent de la série. Il a trente-six ans :

« Un homme entra, un peu bossu, dont le maintien était si gauche et si concentré qu’il paraissait hagard. À la fois gras et maigre, marchant mal, l’œil vif avec des sourcils épais qui lui donnaient l’air rébarbatif, le visage long, un nez un peu crochu et une barbe fournie et déjà grise constituaient un ensemble disparate, égayé par une bouche vermeille. Quant à l’habillement, il n’était ni propre ni sale, entre gris et noir. »

En octobre 1774, Restif rencontre à nouveau Nicolas dans Le Crime de l’hôtel Saint-Florentin et se plaint des malheurs qui l’accablent :

« Le toit de mon logement à l’hôtel de Presles s’est effondré. J’habite présentement rue du Fouarre. Je suis poursuivi par les créanciers qui me veulent faire endosser les dettes de ma précédente femme, qui m’a abandonné, et réduire la banqueroute de mon éditeur. En outre, je souffre des séquelles d’une chaude-pisse poivrée. »

Dans Le Noyé du Grand Canal, il réapparaît dans sa fonction de mouche, de même que dans L'Année du volcan.

Les romans de la série n’exagèrent pas non plus sa vie sentimentale tumultueuse et le présentent à juste titre comme un fétichiste entiché des pieds féminins. En avril 1760, il a épousé à Auxerre sa première femme, Agnès Lebègue, dont il a eu quatre filles, mais ils se sont séparés en 1768 et ont divorcé en 1794.

Restif rencontre Louis-Sébastien Mercier en 1782.

Dans La Pyramide de glace, Nicolas reçoit deux informations essentielles de Restif, moyennant paiement. Mais il souligne aussi que le Hibou est devenu un auxiliaire de police quasi officiel : il porte une cape bleue (« Vous n’ignorez pas que ladite couleur est la livrée du roi, celle des habits portés par les exempts. »), il a la permission de porter en permanence des pistolets et utilise un bâton de crocheteur pour se faire respecter. Restif reconnait qu’il rend compte de ses tournées à qui de droit.

Dans L’Inconnu du Pont Notre-Dame, en 1786, Nicolas utilise encore une fois les talents d’observateur de Restif de la Bretonne. Ce dernier vit une période difficile de sa vie, menacé par son gendre, Augé, abandonné par sa femme qui s’est réfugiée chez son père (ce qui est vrai) : « Le Hibou semblait hagard et jetait des regards inquiets de tous côtés. À la vue de Nicolas il lâcha un soupir de soulagement. » De plus, il est poursuivi par la vindicte d’un procureur, principal locataire de son logis, rue des Bernardins.

Au début de la Révolution il est arrêté comme espion du roi. Il est encore menacé pendant la Terreur mais reçoit des aides de La Convention. Il obtient un poste pour quelques années au ministère de la police générale, mais la fin de sa vie est miséreuse. Il meurt le 3 février 1806.

Richelieu (Maréchal et duc de)

Premier gentilhomme de la chambre du roi, membre de l’Académie française, militaire vainqueur à Mac-Mahon, le maréchal Louis-François-Armand de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu, est connu pour user de parfums forts et pour avoir de nombreuses maîtresses. Sa noblesse, il la doit à son père qui, né Vignerot, avait ajouté à son patronyme celui de son épouse, issue de la famille du grand cardinal. Né à Paris le 13 mars 1696, il est l'ami de M. de Noblecourt, son cadet. Toujours signalé par une forte odeur de musc qui le précède ou qu'il laisse dans son sillage, le duc est l'un des personnages les plus typiques de la série : « Même dans sa vie privée, si scandaleuse, l’ostentation écrase le sentiment. » (Le Fantôme de la rue Royale)

Fort riche, il appartient à la famille de Richelieu. Marié trois fois, il a eu une vie sentimentale agitée, épousant sa dernière femme en 1780, à l'âge de quatre-vingt quatre ans (cf. L'Honneur de Sartine). Il eut aussi de multiples maîtresses, dont la fille du régent, duc d’Orléans, et plus tard la du Barry.

Sa réputation était très mauvaise  : une intrigante, Madame de Saint-Vincent, avait fait circuler dans Paris des billets souscrits par lui pour un montant de cent mille écus. Les billets furent déclarés faux, mais il perdit beaucoup dans cette affaire car le Parlement ne l'avait pas épargné et il avait l’opinion contre lui.

Jeune, il fut plusieurs fois embastillé pour ses frasques. En 1725, il est nommé ambassadeur à Vienne. C’est aussi un militaire qui, participant aux guerres de Louis XV, s’est illustré à la bataille de Fontenoy en 1745. Il a été fait maréchal de France par le roi en 1748. Entretemps, il était devenu premier gentilhomme de la chambre en 1743 et gouverneur de la province de Guyenne en 1755, ce qui ne pouvait que combler un amateur de bonne chère – il goûtait l’esturgeon de la Garonne – et de bons vins de Bordeaux.

Après la mort de Louis XV, il s’obstine à demeurer premier gentilhomme de la chambre du roi alors que Louis XVI ne souhaite plus sa présence. Il en conçoit de l'amertume :

« En privé le vieux courtisan s’abandonnait aux critiques les plus acerbes, fustigeant la nouvelle cour où son passé, sa gloire et ses charges l’imposaient sans qu’il y fût vraiment accepté. La rancune de la reine le poursuivait pour avoir été le chevalier servant de la du Barry. Le roi lui gardait rancune d’avoir favorisé les dernières amours de son aïeul. » (Le Noyé du Grand Canal)

Fidèle en amitié et dans ses idées, il protège Voltaire. Aussi, dans Le Noyé du Grand Canal, rend-il visite au philosophe mourant. Dans L’Année du volcan, Nicolas le voit comme un « tas minuscule d’os et de satin où pourtant étincelaient encore les lumières d’un esprit acéré ».

Dans La Pyramide de glace, Nicolas le rencontre à Versailles, bien vieilli. C’est une véritable déchéance :

« Sous la perruque, le visage momifié s’était creusé aux tempes, la bouche édentée tremblait et les mains crispées sur le pommeau apparaissaient d’un bleu livide, semblables à celles d’un cadavre. […] De longs filets de salive tombaient sur son cordon bleu. »

Le duc a, de plus, perdu la tête : il confond Nicolas et son père, le marquis de Ranreuil.

Il meurt le 8 août 1788 à l’âge de quatre-vingt-quatorze ans.

Rivoux (Emmanuel de)

Personnage fictif rencontré dans Le Cadavre anglais, Emmanuel de Rivoux est lieutenant de vaisseau. Il est chargé de faire le lien entre le ministre de la Marine – Sartine – et François Saül Peilly, un horloger anglais qui travaille avec Le Roy afin de mettre au point le calcul de la longitude. Il est, comme Peilly, amoureux de la filleule de Le Roy, Agnès Guinguet.

De grande taille, il a les cheveux châtains et les yeux bruns. Il loge au faubourg Saint-Germain, près de l’hôtel de Condé en pleine démolition. Il a cherché à effacer toutes les traces de l’horloger anglais, mêlé à une sombre affaire d’espionnage montée par Sartine et l’amiral d’Arranet. Il fait partie d’un bureau d’espions de la marine mis en place par Sartine. Il est amoureux de Freluche, la prostituée. Nicolas établit l’innocence du jeune officier de marine soupçonné du meurtre de l’horloger anglais et de celui de Freluche.

Nicolas le côtoie à nouveau sur le vaisseau Saint-Esprit pendant la bataille d’Ouessant, en juillet 1778, dans Le Noyé du Grand Canal. Rivoux est l’officier attaché au commissaire, devenu officier de marine le temps de la bataille. Nicolas et Rivoux partagent la même cabine sur le navire. Rivoux est un officier « juste et bienveillant » pour ses hommes et vénère Nicolas.

Dans L’Année du volcan, il commande La Fringante, corvette française qui exfiltre Nicolas d’Angleterre en juillet 1783.

Rodollet

Maître Rodollet est un écrivain public, qui apparaît dans L’Affaire Nicolas Le Floch. Sur le conseil de M. de Séqueville – secrétaire du roi à la conduite des ambassadeurs –, Nicolas a recours à ses services pour confronter l’écriture des lettres de Julie et celle de son testament olographe. « Entre deux âges », l’homme est « coiffé d’un bonnet gris » et chausse des mules afin de pouvoir réchauffer plus aisément ses pieds sur une chaufferette lorsqu’il fait trop froid. Il identifie le testament comme étant un faux, ayant pu être forgé par un musicien. À la fin de l’enquête, bien que son nom soit bizarrement devenu Rodellet, c’est bien lui qui est appelé à confronter de nouveau les écritures de Julie et de Müvala.

Le personnage réapparaît dans Le Cadavre anglais, où Nicolas s'adresse à lui pour qu'il déchiffre le papier trouvé dans la cellule de Peilly, à Fort-l'Évêque. Dans L'Honneur de Sartine, c'est encore à maître Rodollet qu'il revient de trouver quel mystère recèle l'alignemant des livres chez feu M. de Chamberlin.

Rohan (Cardinal de)

Louis René Édouard, prince de Rohan, cardinal-évêque de Strasbourg, n’apparaît jamais dans les romans de Jean-François Parot mais on parle beaucoup de lui depuis Le Sang des farines.  Dans La Pyramide de glace, Breteuil revient sur l’entrée du cardinal lors de son ambassade à Vienne en 1771-1772 :

« Son entrée dans la ville avait dès l’abord stupéfié son monde. Théorie de carrosses de parade, dorés sur tranche, à rocailles et laques, cinquante chevaux, une suite immense de gentilshommes, secrétaires, intendants, cuisiniers, coursiers, laquais, valets et j’en passe ! Et de suite, dans cette cour aux mœurs simples, il fait illico scandale. […] Il hante les mauvais lieux, déguise des filles en prêtres, et les promène dans sa voiture sur le Prater, s’exhibe en tenue de chasse et coupe un cortège impérial. […] Les fêtes extravagantes qu’il donne et l’ostentation de richesse et de splendeur qu’il y déploie  attirent tout ce que Vienne compte, et attisent l’indignation de l’impératrice. »

Le refus de la reine de la recevoir à Versailles à la suite de cette ambassade explique l’affaire du collier de la reine. Dans L’Année du volcan et dans La Pyramide de glace, Nicolas constate les prémices de cette affaire qui fit vaciller la monarchie.

Le prince cardinal de Rohan-Guéméné est né le 25 septembre 1734 à Paris. Dès sa naissance, il est destiné à une carrière ecclésiastique, à l’imitation de celle de son oncle, le cardinal de Strasbourg Louis-Constantin de Rohan-Guéméné. Dès neuf ans, il est chanoine du chapitre de la cathédrale de Strasbourg. À 22 ans il est ordonné prêtre et à 25, évêque coadjuteur de son oncle. Il reçoit aussi de nombreuses abbayes en commende dont celle de la Chaise-Dieu en Auvergne. À 44 ans, le pape Pie VI le nomme cardinal. L’année suivante en 1779, il devient prince-évêque de la ville à la mort de son oncle.

Mais cette carrière religieuse ne le comble pas : poète et philosophe, il est proche de d’Alembert et des autres Encyclopédistes. Il fréquente aussi les salons parisiens. Sa carrière diplomatique se termine rapidement mais il est nommé grand aumônier du royaume en 1777 et en 1779, il a la charge de l’hôpital des Quinze-Vingts.

Pour se rapprocher de la reine, il est pris dans les rets de Cagliostro et du couple de La Motte-Valois. Il semble s’être entiché de la comtesse. Après une entrevue à Versailles avec Nicole Leguay, le sosie de la reine, il se porte caution pour l’achat d’un collier de huit cents diamants auprès du bijoutier Charles Auguste Boehmer. Il s’engage à payer quatre traites de 400 000 livres chacune, une véritable fortune. Le collier aboutit dans les mains du couple de La Motte et les pierres, desserties, sont vendues. Le cardinal est arrêté le 15 août 1785, dans la galerie des Glaces : il est embastillé pendant près de deux ans avec tous les comparses de l’affaire, à l’exception de M. de La Motte qui s’enfuit à Londres. Le Parlement juge l’affaire et acquitte le cardinal, qui doit rembourser néanmoins le collier au bijoutier. Il est ensuite exilé en Auvergne puis près de Tours.

En 1788, il retrouve son évêché. Élu député du clergé, il participe à l’Assemblée constituante mais refuse la constitution civile du clergé. Retranché dans la partie allemande de son évêché à Ettenheim au Pays de Bade, il participe à la lutte des émigrés contre la Révolution. Après la signature du Concordat en 1801, il accepte de se démettre de son évêché. Il meurt le 17 février 1803 en exil à Ettenheim.

Rovski (comte de)

Dans le second chapitre de L'Enquête russe, Nicolas reçoit un message de Le Noir, qui lui demande d'enquêter avec discrétion sur la mort d'un ressortissant russe, le « comte de Rovski, officier aux gardes de l’impératrice de Russie, arrivé depuis peu de Pétersbourg et descendu à l’hôtel de Vauban, rue de Richelieu, [qui] a été trouvé [...] égorgé dans sa chambre ». En réalité, le bas de son torse n'est que « sang, chairs et tissus tailladés » : Rovski a été vidé de son sang par des coups portés sur ses organes sexuels. C’est le premier mort de L’Enquête russe.

Depuis la Hollande, il avait voyagé sur le paquebot L’Artois et débarqué à Calais. Âgé de vingt-cinq ans, beau, il est passionné par le jeu, l’alcool et les femmes, dont il fait une forte consommation, comme le souligne La Jeunesse :

« Des poulettes, brunes et dodues, de préférence. Des caillettes, quoi ! C’était des exigences incessantes. Il aimait le nombre et exigeait la fraîcheur ne pouvant souffrir une haleine infectée. Je devais y veiller ainsi qu’à la santé de la fille. L’amour, disait-il, ne veut pas que son dard plonge dans la fange. »

Le comte Igor de Rovski est issu d’une grande famille de la noblesse russe. L’impératrice, subjuguée par la beauté de Rovski, le nomme aide de camp et en fait son favori. Mais le jeune noble, fier de ses origines, ne sait pas se montrer discret dans ses autres liaisons. Découvert dans le lit impérial avec une dame d’honneur de l’impératrice, il est chassé et invité à voyager à l’étranger.

Il est assassiné par Nikita Paline, majordome du prince Bariatinski aidé du barbier turc du grand-duc.

Ruffin

Mentionné avec Gilly dans L'Enquête russe, Ruffin apparaît dans L'Almanach Royal, ce que mentionne du reste Jean-François Parot, comme étant un "secrétaire interprète du roi". Traducteur renommé en langues orientales, il habite rue de la Harpe.


Ruissec (famille)

Le comte et la comtesse de Ruissec apparaissent dans L'Homme au ventre de plomb. Ce sont, en octobre 1761, des courtisans de l’entourage de Mme Adélaïde et du Dauphin, représentant la « vieille noblesse militaire, sévère, dévote et radoteuse à souhait ».

Le comte de Ruissec

Ancien huguenot du Languedoc, le comte est un arriviste. Aussi a-t-il abjuré très jeune la religion familiale et, entré dans l'armée, a-t-il tenté de renvoyer l'image du parfait militaire : courageux et dur avec ses hommes. En 1761, les restes de ce passé guerrier sont encore visibles puisque le comte claudique et qu'une large balafre marque sa tempe gauche. Il arbore en outre la croix de Saint-Michel et la commanderie de l'ordre de Saint-Louis et se targue d'avoir servi avec le marquis de Ranreuil.

Cependant, en 1757, alors qu'il était brigadier général et colonel de dragons, il avait été dénoncé pour avoir fait des profits en rognant sur les vivres des soldats. De plus, il s'était fait payer pendant des mois pour des effectifs en hommes et en chevaux inexistants. Un lieutenant, Jean de Langrémont, avait alors protesté contre l’agiotage du colonel mais, bien que des informations concordantes fussent parvenues jusqu'au roi, on le condamna en conseil de guerre pour lâcheté au feu et on l'exécuta. Cette exécution n'enraya pas la rumeur, qui empêcha toute nomination du comte de Ruissec à des charges plus élevées. Celui-ci quitta donc l'armée, vendit son domaine languedocien et, profitant de la banqueroute d'une famille, vint s'installer à Grenelle dans des conditions avantageuses. 

Il y vit du reste en grande partie de spéculations financières. À Versailles, lorsqu'il remplit sa fonction de garde du corps auprès de la princesse Adélaïde, il loge dans une mansarde du château. En 1761, il appartient au parti des dévots, qui a pris le parti du Dauphin, le fils de Louis XV. Par haine du roi qui a refusé son avancement, il entre avec son fils aîné dans un complot contre Louis XV, complot préparé par le frère et la sœur Langrémont. Il est assassiné par le fils de Jean de Langrémont – Yves de Langrémont – dans la cabane d’un fontenier du parc de Versailles.

La comtesse de Ruissec

La comtesse de Ruissec, dame d’honneur de la princesse Adélaïde, est une « personne discrète et effacée, écrasée par son mari, perdue de dévotion ». Elle va se confesser à l’église des Carmes déchaux, où elle donne rendez-vous à Nicolas. C’est là qu’elle meurt assassinée dans la crypte des morts par Yves de Langrémont.

Lionel de Ruissec

Le vicomte Lionel de Ruissec, retrouvé mort par Nicolas et Sartine dans sa chambre de l’hôtel de Ruissec, était le fils aîné du comte et de la comtesse. Il était lieutenant aux Gardes-françaises. Gros joueur, il était en outre l'amant d'une comédienne, la Bichelière, mais son père l'avait fiancé contre son gré à une mystérieuse Mlle de Sauveté et entraîné à ourdir un complot contre le roi. Il a été assassiné par erreur, à la place de Truche de La Chaux, dont son père entendait se débarrasser. On a lesté son corps de plomb fondu afin de l'immerger dans la Seine. Ayant été dérangés, les exécutants du crime ont emporté le corps du vicomte dans sa chambre de façon à maquiller le crime en suicide.

Gilles de Ruissec

Le Vidame Gilles de Ruissec est le fils cadet. Il est, en tant que tel, voué par son père à entrer dans les ordres contre son gré. Beau garçon, il est en effet un libertin invétéré, peu enclin à honorer l'habit ecclésiastique qu'il porte. Il fréquente, avec Truche de la Chaux, la maison close de La Paulet – Le Dauphin couronné – où il se ruine au jeu. Suspect, il est d'abord embastillé mais il sera innocenté à la fin de l'enquête.