Oberkirch (baronne d')

Henriette-Louise de Waldner de Frundstein est née en 1754, dans le château de Schweighouse en Haute-Alsace. À la mort de sa mère, Wilhelmine de Berckheim de Ribeauvillé, elle reçoit grâce à sa tante une éducation artistique très poussée, pratiquant la musique et la peinture. Elle parle couramment le français, l’italien et l’anglais en plus de l’allemand, sa langue maternelle. Elle est aussi passionnée de littérature.

En 1776, elle épouse à vingt-deux ans, le baron Charles-Siegfried d'Oberkirch,  un ancien officier, son aîné de dix-huit ans, dont elle a une fille, Marie.

En 1780, l’évêque de Strasbourg, le cardinal de Rohan, lui présente Cagliostro, dont elle parle dans ses mémoires.

En 1782, elle accompagne son amie Sophie-Dorothée de Wurtemberg, devenue la seconde épouse de Paul Romanov, lors de sa visite en France. Elle est reçue à Versailles en tant que dame d’honneur de la Grande Duchesse.

C'est à cette occasion que Nicolas la rencontre dans L’Enquête russe. Comme c'est son premier voyage à Paris, elle pose beaucoup de questions à Nicolas, qui accompagne le comte et la comtesse du Nord lors de leur visite : elle n’était jusque là « qu’une provinciale cantonnée à l’Alsace et à la petite cour des Wurtemberg à Montbéliard, où elle avait connu la princesse Dorothée avant que celle-ci ne devînt l’épouse du prince Paul. »

Elle revient en France en 1784, alors qu'éclate l'affaire du collier, et en 1786.

En 1789, elle rédige ses mémoires. Le récit des événements qu'elle a vécus s'arrêtent à la date du 25 juillet 1789 car, écrit-elle, les événements de l'année lui « arrachent la plume des mains ».

Emprisonnée pendant la Révolution, devenue veuve, elle meurt en 1803 à quarante-neuf ans.