Dans L’inconnu du Pont Notre-Dame, lors d’une enquête Nicolas a besoin de reconnaître les armoiries d’une bague. Il s’adresse donc aux d’Hozier. Louis Pierre d'Hozier, un juge d'armes, rédige les dix volumes de l'Armorial de France, avec son fils, Antoine Marie d'Hozier de Sérigny. Ce travail se termine d’ailleurs en 1786.

Halluin (Thomas)

Dans L’Inconnu du Pont Notre-Dame, Thomas Halluin est garde-conservateur au cabinet des médailles de la Bibliothèque du roi que dirige Le Noir. Il y est employé depuis une quinzaine d’années. Il a, semble-t-il une existence terne, sans parents ni amis après s’être longtemps occupé d’une parente âgée et infirme. Il vit seul, rue des Mathurins, à l’angle de la rue des Maçons.

« Régulier dans ses horaires, suffisant dans ses connaissances et appliqué dans sa tâche. Il n’a jamais appelé les critiques ni, non plus, entraîné les compliments. La régularité médiocre faite homme. »

C’est l’avis de Le Noir et celui de l’abbé Barthélémy. En réalité, il a une vie cachée très active : travesti en femme, il joue beaucoup dans les brelans clandestins et à la suite de pertes importantes, il vole quatre médailles en or de la Bibliothèque du roi. Victime d’un chantage, il est chargé par un officier de marine, Gallaud d’Arennes, de fournir à un espion anglais des documents dérobés au Ministère de la marine. Il attire dans un guet-apens Gallaud d’Arennes et  participe à son assassinat. Revêtu d’un vêtement de femme, le cadavre de l’officier devient celui de Thomas Halluin qui disparaît. Il assassine le recéleur Jean Levail et trompe Nicolas sous les traits d'une vieille femme Madame Hector. Il est lui-même assassiné par son barbier Tristan Lessard et son corps est déposé sur l’île aux Cygnes.

Harmand (Richard)

Commis de l’hôtel de Vauban, rue de Richelieu, Richard Harmand, qui apparaît dans L'Enquête russe, « loge chez son père rue de la Verrerie, au coin de celle Bar-du-Bec » mais il refuse de continuer le métier de perruquier, pratiqué par son père. Aimant le luxe, il joue beaucoup et participe à de multiples escroqueries, ainsi que le dévoile aux policiers son ami, le garçon perruquier de Maître Harmand :

« Il jouait comme un insensé, parolis sur parolis et le montant de ses dettes ne cessait d’enfler. De surcroît, je le surpris plusieurs fois se compromettre avec des personnages furieusement louches. »

Richard Harmand fréquente la maison de jeu de la Berlotte :

« Elle le décrit sans honneur et sans probité. [...] Elle a ajouté que lorsqu’il était à quia, décavé par quelque coup malchanceux, il se faisait avancer des sommes, très expert à duper son prochain sur sa bonne mine. Le jeu était sa ressource. Après un coup heureux qui le remettait en finances, il se livrait à la débauche. »

Richard Harmand apporte son aide à Nikita Paline pour lui permettre de pénétrer, dans l’hôtel de Vauban, jusqu’à la chambre de Rovski. On retrouve son corps dans le filet de Saint-Cloud, pieds et mains liés et bâillon dans la bouche.

Son père, Pacôme Harmand, est quant à lui un personnage qui a vraiment existé. Il fut le perruquier du duc d'Orléans. Sa boutique est signalée dans le roman par la couleur bleue, propre aux perruquiers, ainsi que par son inscription, authentique :

PACOME HARMAND
Maître Marchand Perruquier
Perruquier de S.A.R. Monseigneur le duc d’Orléans
Fait et vend toutes sortes de perruques à la mode.
Cheveux de France, d’Angleterre, de Hollande, Flandre,
Allemagne et d’autres, des plus beaux en gros et en détail.
A l’enseigne de « l’Absalon Pendu ».
Passant, contemplez la douleur
D’Absalon pendu par la nuque.
Il eût évité ce malheur
S’il avait porté la perruque.

Dans le roman, le vieil homme, vêtu de noir, pleure son fils unique assassiné.

Hénéfiance (alias Lastire)

Le chevalier de Lastire apparaît dans Le Sang des farines, où il a gagné la confiance de Sartine afin d'accompagner Nicolas à Vienne. Il se montre d'agréable compagnie, excellant à découper des silhouettes, sachant par ailleurs broder et conter ses campagnes avec force détails intéressants. Son identité est cependant aussi usurpée que l'était celle de Lambert, alias Langrémont, mais dans le sens contraire. Loin d'être de noble origine, il s'appelle en réalité Hénéfiance et il est le fils d'un marchand de grains dénoncé en 1768 par Mourut, le boulanger de la rue Montmartre.

Il n'a usurpé l'identité du chevalier de Lastire, lequel s'était mis en 1770 au service d'un général du rajah de Mysore, que pour approcher Nicolas et se venger de Mourut. Ayant repris le négoce de son père à sa mort, il avait en effet été arrêté peu après. Condamné aux galères sans que le motif ait été rendu public, il s'est échappé du bagne de Brest. De retour dans la capitale, il semble bénéficier du soutien du prince de Conti, qui aimerait faire tomber le contrôleur général, tout en restant dans l’ombre.

Touché par une balle de Bourdeau alors qu'il tirait lui-même sur ce dernier, il meurt en tombant à la renverse dans la cour de l'hôtel Saint-Florentin.

 

Hérouard(Charles)

Dans L’Inconnu du Pont Notre-Dame, il est chirurgien de marine, attaché à l’Hôpital de Cherbourg. Il soigne Nicolas blessé dans un combat avec un espion anglais.

Hozier (Louis-Pierre d')

Dans L’inconnu du Pont Notre-Dame, lors d’une enquête Nicolas a besoin de reconnaître les armoiries d’une bague. Il s’adresse donc aux d’Hozier. Louis Pierre d'Hozier, un juge d'armes, rédige les dix volumes de l'Armorial de France, avec son fils, Antoine Marie d'Hozier de Sérigny. Ce travail se termine d’ailleurs en 1786.