Dangeville (dit La Fouine)

Né à Chartres, Dangeville a continué, à la mort de son père, qui était peintre en émail, à exercer le métier de ce dernier. À trente ans, il s’est marié et associé avec un autre artisan. Leur entreprise fonctionna bien jusqu'à ce que l'associé s’enfuie en Espagne avec une femme qui dansait dans les foires. L'associé ayant emporté les fonds de la boutique et les avances des clients, Dangeville est ruiné, poursuivi et saisi. Sa femme en est morte de chagrin. Ne trouvant pas d’emploi, Dangeville est alors devenu voleur pour payer la pension de sa fille en nourrice. Livré à la police par un revendeur, il est arrêté, après avoir volé en plein jour, un tableau de maître, chez le duc de Chartres au Palais-Royal. Sa fiche, calquée sur une authentique fiche de police, est donnée dans L’Enquête russe :

« le sieur Dangeville, alias la Fouine, a cinq pieds cinq pouces et demie. Parfaitement bien fait, depuis la tête jusqu’aux genoux, les jambes fort minces. Il a une fort belle tête, un grand front, fort peu de cheveux sur le toupet, les yeux bruns et les sourcils, une cicatrice sur le front au-dessus de l’œil gauche et la barbe fort brune, le contour du visage est parfaitement correct et sa coiffure est deux boucles en ailes de pigeon. »

Non encore jugé mais sachant que son crime est puni de mort, Dangeville accepte de travailler pour la police à condition que Nicolas s'occupe de sa fille s'il venait à disparaître. Chargé d'y dérober un bijou, il se fait employer à l'ambassade de Russie. Il est assassiné, en même temps qu’un autre employé russe, alors qu’il effectue le larcin. Nicolas se sent responsable de cette mort et rappelle à Le Noir la promesse faite de veiller sur la fille de Dangeville.

Dans L’Inconnu du Pont Notre-Dame, Nicolas, en 1786, pendant une enquête, s’arrête précisément au couvent des Dames augustines anglaises pour rendre visiter à celle-ci :

« Cette enfant, Claude, a aujourd’hui cinq ans. Je l’ai confiée aux Dames anglaises qui en prennent soin et l’éduquent au milieu de leurs pensionnaires. Elle me croit son parrain et je la visite autant que je puis. C’est une gentille enfant. »

Il a donc tenu la promesse faite à son père.

Decroix (Pierre)

Dans L’Année du Volcan, il porte depuis deux ans le titre de maître palefrenier du vicomte de Trabard. Il dirige donc l’ensemble des valets qui soignent les chevaux. Il débourre les plus jeunes et entraîne ceux qui participent aux courses. Auparavant, il servait chez le baron de Malevaux, à Rue (en Picardie), d’où il est originaire. Client fréquent de la maison de prostitution de la Bourdeille, fidèle à Émeline Guillemette, il l’a payée en fausses piastres espagnoles et a demandé à la mère maquerelle un faux témoignage lui assurant un alibi pour la nuit du 13 au 14 juillet 1783.

Deleuze

Dans L’Inconnu du Pont Notre-Dame, Deleuze est un assistant naturaliste de Jussieu au Muséum. Il est aussi le disciple du marquis de Puységur, lui-même adepte de Mesmer et de l’hypnose. Connu par Semacgus, il aide Nicolas à rechercher la vérité en plongeant un suspect dans un état d’hypnose. C’est

« un petit homme modestement vêtu dont le visage était déparé, sous une perruque roussâtre mal ajustée, par un nez disgracieux et une curieuse différence entre les deux yeux. Présenté à Nicolas, il se confondit en politesses avec l’air de quelqu’un qui s’interrogeait encore sur les raisons de sa présence ».

Delon de Lassaigne

Dans L’Année du volcan, c’est le médecin du roi, en charge de la Bastille. Lorsqu'on le requiert chez Cagliostro pour soigner un détenu, Louis Bezard qui souffre d'une hernie, il est trop saoûl et laisse un capucin le remplacer. Le capucin assassine le détenu.

Delon de Lassaigne a vraiment existé. Il est cité comme étant le médecin du Roi au Pavillon de Flore des Tuileries dans État de la médecine et pharmacie en Europe et principalement en France, un livre de 1777. Delon de Lassaigne fait partie du personnel de la cour de Versailles en 1780 et en 1785, il est consultant de Monseigneur le Comte d'Artois, Quai de l’École, vis-à-vis le Pont-Neuf. En 1788, il est médecin du roi, rue des Marais.

Descart (Henri)

Docteur en médecine, personnage fictif, il apparaît et meurt dans L’Énigme des Blancs-Manteaux. Cousin et amoureux de Louise Lardin – rival en cela de Semacgus –, il habite à Vaugirard une large bâtisse entourée de hauts murs. À la mort des parents de Louise Lardin, il a capté l’héritage de la petite et l'a mise en apprentissage chez une modiste avant qu’elle rejoigne le Dauphin Couronné.

Le docteur est possesseur d’une importante fortune constituée en terres et fermes situées dans le Hurepoix et en rente sur l’Hôtel-de-Ville. Il dispose en outre de sommes d’argent déposées chez un banquier. C'est Marie Lardin, la fille du commissaire, et non Louise, qui est son héritière universelle.

Descart est selon les termes de Nicolas, « un dévot hypocrite ». Nicolas ne l’aime pas : « C’était un grand type efflanqué qui faisait toujours penser Nicolas aux échassiers des marais de Guérande. Il n’aimait pas son profil fuyant, encore accentué par l’absence de menton et par un nez osseux et busqué. Il se sentait mal à l’aise en sa présence : avec son ton prédicant, sa manie des citations obscures tirées des Écritures et ses hochements de tête entendus, le personnage l’agaçait. » Semacgus le rencontre au Dauphin Couronné pendant une soirée de Carnaval en 1761.

Descart, d'abord suspecté, est empoisonné par une pâtisserie bourrée d’arsenic, puis étouffé.

Dorset (duc de)

Peint par Joshua Reynolds en 1769

Le titre de duc de Dorset a été créé en 1720 pour Lionel Cranfield Sackville dans la pairie de Grande-Bretagne. Le titre de duc s'éteindra avec le cinquième duc, Charles Sackville-Germaine, en 1843.

Dans L’Inconnu du Pont Notre-Dame, l’ambassadeur anglais à Paris est le troisième duc de Dorset, John Frederick Sackville. Né en 1745, il devint duc en 1769. Il fut ambassadeur à Paris de 1783 à 1789. Comme le dit le roman, Il était réputé libertin et joueur.

Bourdeau lit  sa fiche de police :

« Quarante et un ans […]. Célèbre en Angleterre comme amateur de cricket. Il a d’ailleurs organisé des parties aux Champs-Élysées. Réputé arbitre des élégances et homme à femmes. Entretient depuis des années une liaison avec une danseuse vénitienne, Giovanna Baceli, qu’il a d’ailleurs installée chez lui à Knole House dans le Kent. Ils s’écrivent souvent.

Correspondance amoureuse et politique, Fréquente le salon de Madame de Polignac. Pourtant on le dit très critique à l’égard de la reine. C’est un ami proche du duc d’Orléans et un peu de Calonne. »

Dans le roman, il est aussi décrit physiquement :

« Il était grand, mince et offrait dès l’abord l’impression d’une majestueuse distinction. Le visage répondait à l’ensemble avec son profil antique. Un marbre, par la pâleur et la fixité. Était-ce de l’arrogance, de la hauteur, de l’orgueil ou la certitude d’appartenir à une caste supérieure, ou tout simplement une illusion que renforçait l’éclat de la soie blanche de son habit ? Sous une chevelure libre, mais savamment agencée, brillaient, sous des sourcils bien dessinés, des yeux de rapace qui s’adoucissaient, soudain languides, pour saluer chaque invité. Alors, ce sourire séducteur, plein d’une aimable aménité, emplissait d’agrément celles et ceux qui en bénéficiaient. »

Il se maria en janvier 1790 avec Miss Arabella Cope, dont il eut trois enfants.

Du Barry

Jeanne Bécu, née à Vaucouleurs en Lorraine le 19 août 1743, de père inconnu – peut-être un moine – , est la fille d’une couturière, Anne Bécu. Sa mère, connue pour ses nombreux amants, épousa en 1749 Nicolas Ranson de Montrabé, receveur des gabelles, et le suivit en Corse où il avait été nommé. Sa fille fut alors confiée au couvent des filles de Saint-Aure, où elle reçut une éducation complète. Au travail dès quinze ans chez un maître perruquier puis un fermier général, elle fut chassée pour avoir couché avec les fils de la maison.

Elle devint alors vendeuse chez un marchand de mode et tomba sous la coupe de Jean-Baptiste du Barry, gentilhomme toulousain, mécène et néanmoins proxénète qui, par l’intermédiaire du duc de Richelieu, l’offrit à Louis XV après la mort de Mme de Pompadour. Le roi la maria à Guillaume du Barry, le frère de Jean-Baptiste, avec le titre de comtesse.

Le 22 avril 1769, elle fut présentée officiellement à la cour. Devenue la favorite en titre, elle se vit donner plusieurs châteaux, en particulier celui de Louveciennes. Elle joua un rôle non négligeable à la cour, s’attirant les foudres du clan Choiseul après le départ du duc. Les Mémoires secrets ne cessent de l’attaquer.

C'est en juin 1770 que Nicolas Le Floch la rencontre dans un petit salon du roi, après la conclusion de l’affaire du Fantôme de la rue Royale :

« La jeune femme portait une robe à paniers de satin blanc chiné en réseaux d’argent de paillons verts et roses. De petites roses brodées en surjet parsemaient le corps du vêtement. Sur toute sa personne des bijoux en diamant ruisselaient en cascades. Chacun de ses pas livrait des entraperçus sur les blondes de ses jupons. [...] Ses cheveux blond naturel encadraient des traits réguliers et gracieux. Le visage, tout en finesse, se parait d’un éclat à peine accentué par une petite bouche et par des yeux bleus allongés à demi ouverts qui, pourtant, regardaient sans retenue, s’offraient sans réserve et dispensaient un charme languide. L’ensemble était plein de jeunesse et de séduction. »

L'Affaire Nicolas Le Floch permet à Jean-François Parot de confronter une nouvelle fois son héros à "la Belle Bourbonnaise", favorite désormais attitrée du roi, au cours d'un épisode assez rocambolesque. En janvier 1774, la comtesse arrête en effet la voiture de Nicolas, supposé avoir quitté la capitale incognito pour récupérer à Londres un pamphlet de Théveneau de Morande attaquant précisément la favorite. Le jugement de Nicolas le Floch est sans concession :

Il « était un peu déçu par sa conversation avec la favorite, quand il la comparait aux échanges de naguère avec Mme de Pompadour, jouteuse d'un tout autre tempérament et d'une bien plus subtile intelligence. »

Fort riche, Mme du Barry s’installa, après la mort du roi et un internement, au château de Louveciennes où elle eut une liaison avec le duc de Cossé-Brissac. Elle visita Voltaire sur son lit de mort, montrant son admiration pour la philosophie des Lumières. Pendant la Révolution, elle fut accusée de trahison et de vol des bijoux de la couronne : condamnée à mort en décembre 1793, elle fut guillotinée.

Duchamplan (famille)

M. Duchamplan père, scelleur de sentences au Châtelet, a eu quatre enfants. La plus jeune des filles, morte en couches, était mariée à Jean Missery, maître d’hôtel du duc de la Vrillière depuis 1759, lequel est retrouvé inconscient à côté du corps de Marguerite Pindron, son amante assassinée, en octobre 1774, au début du Crime de l’hôtel Saint-Florentin.

Gilles Duchamplan

Son beau-frère, Gilles Duchamplan, qui se dit protégé par le prince de Condé, est un homme qui compte à Paris. À la tête d'une compagnie de fiacres et engagé dans un projet d'alimentation en eau de la capitale susceptible de damer le pion à celui des frères Perier – qui l'emportera dans la réalité –, il est en outre l'administrateur de l’hôpital de Bicêtre. Homme d'affaires, il craint que l’héritage de sa jeune sœur défunte ne soit dilapidé si Missery se remariait avec Marguerite Pindron. Jean-François Parot le décrit en ces termes :

« Ni grand ni petit, ni gros ni maigre, en habit noir de coupe ancienne, un visage pâle aux yeux délavés où se retrouvaient avec une certaine bouffissure, les traits de sa sœur religieuse. » (Le Crime de l'hôtel Saint-Florentin)

Hélène Duchamplan

Hélène est l'aînée de la famille Duchamplan. Religieuse sous le nom de sœur Louise de l'Annonciation dans la communauté des Filles de Saint Michel, elle bénéficie, en raison de sa fortune, de quelques privilèges comme celui de souper parfois en ville. Interrogée par Nicolas Le Floch, elle tente du reste de lui en imposer en arguant de ses relations avec l'archevêque Christophe de Beaumont. Son physique est encore plus ingrat que celui de son frère Gilles :

« Elle était aussi haute que large, presque une naine comme celle que [Nicolas] avait vue danser avec un macaque habillé en marquis de fantaisie, à la foire Saint-Germain. Il n’apercevait que l’ovale d’un visage à la face bouffie et couperosée et aux yeux mi-clos comme enfoncés dans les chairs. Les lèvres charnues dessinaient un vague sourire. Les mains étaient entortillées dans un rosaire aux grains noirs. » (Le Crime de l'hôtel Saint-Florentin)

Eudes Duchamplan

Eudes, le cadet de la famille Duchamplan, est un libertin qui vit rue Christine, chez son frère aîné, lequel couvre en partie ses turpitudes. Gilles sait que son jeune frère aime à se travestir, mais il est convaincu qu'il ne saurait être un meurtrier. Or Eudes organise des parties fines pour des nobles dépravés qui n'apprécient que le sadisme, tel le marquis de Chambonas (mari de Mlle de Lespinasse-Langeac, fille naturelle du duc de la Vrillière et d'Aglaé de Cusacque). Eudes a pris Anselme Vitry, ex-fiancé de Marguerite Pindron, à son service. Cocher dans la société de Gilles Duchamplan, Vitry devient le complice d'Eudes avant d’être assassiné par ce dernier, assassinat qu'Eudes met savamment en scène afin de faire croire à son propre suicide. Eudes a également assassiné trois jeunes filles en utilisant la main d’argent du duc de la Vrillière, pour essayer de faire peser les soupçons sur le ministre. Démasqué, il n’est condamné qu’aux galères et meurt étouffé sur le trajet. Sa dépouille a cependant été déposée, sans ouverture préalable, dans une fosse commune, ce qui laisse planer un doute quant à la réalité de sa mort.

Du Mouriez (Charles-François )

Dans L’Inconnu du Pont Notre-Dame, Nicolas rencontre le gouverneur de Cherbourg, « petit homme nerveux en uniforme de colonel, au visage énergique et aux cheveux poudrés » qui a déjà une longue et aventureuse carrière derrière lui :

« Ingénieur, diplomate, agent du Secret sous le feu roi, il avait servi après la paix avec l’Angleterre en Espagne et au Portugal puis en Corse. Il avait été chargé de missions secrètes en Pologne et en Suède par Broglie. À la mort du roi, Aiguillon l’avait fait emprisonner à la Bastille et c’est Louis XVI qui lui avait rendu son grade de colonel et l’avait nommé à Cherbourg. »

Charles-François du Perrier du Mouriez, dit Dumouriez est né le 26 janvier 1739 à Cambrai dans une famille provençale de la noblesse de robe mais qui compte un comédien de Molière, son grand-père, François Dumouriez du Perrier. Charles-François choisit la carrière militaire : à 19 ans, il est cornette de cavalerie dans le régiment d’Escars, et il accède au grade de capitaine. Pendant la guerre de Sept Ans  (1756-1763), il reçoit vingt-deux blessures. Chevalier de Saint-Louis à l’issue du conflit, il est réformé de l’armée et commence une vie d’aventurier, d’abord en Corse où il soutient la démocratie naissante. Le duc de Choiseul lui confie un emploi d’agent secret pour une mission en Espagne. Au retour, il reçoit un brevet d’aide-major général et en 1768, participe à l’occupation de la Corse par les troupes françaises.

En 1770, il est envoyé en Pologne pour organiser militairement les indépendantistes polonais. Il subit une défaite à la bataille de Lanckorona face aux Russes. Rappelé par d’Aiguillon en 1772, il est envoyé par le duc de Broglie aider Gustave III de Suède dans sa lutte contre l’aristocratie suédoise. D’Aiguillon, qu’on n’avait point informé, le fait arrêter à Hambourg et enfermer à la Bastille, puis au château de Caen, d’où il ne sort qu’à la mort du roi, sans doute pour avoir détourné une partie des fonds destinés à ses missions d’agent secret. En 1774, il épouse sa cousine, mademoiselle de Broissy. Louis XVI lui rend son grade de colonel et le fait gouverneur de Cherbourg, où il dirige pendant onze ans, avec talent et activité, les travaux du nouveau port. C’est dans ce rôle qu’il reçoit le roi et rencontre Nicolas.

Par la suite, il est nommé brigadier en 1787, maréchal de camp en mars 1788. En 1789, il est aussi gouverneur du Château de Caen. Dès 1789, il adopte les principes de la Révolution française et écrit en leur faveur. Mais ce militaire qui joue d'importantes sommes, échoue à se faire élire aux états généraux de 1789. Il quitte alors Caen pour s'établir à Paris, où il se lie avec La Fayette et Mirabeau, tous deux partisans d’une monarchie constitutionnelle. En 1791, il est envoyé en Vendée et il est nommé lieutenant général le 6 février 1792. Proche des Girondins, il est ministre des Affaires étrangères le 15 mars 1792, pousse à la guerre contre l’Autriche et fait licencier la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI. Un moment ministre de la guerre, mais disgracié, il démissionne le 15 juin 1792, et reprend du service. Il est nommé général d'armée le 17 août 1792. Il va commander à l’armée du Nord puis après le 10 août, celle des Ardennes. Le 20 septembre 1792, il arrête la progression des Autrichiens à Valmy mais ne harcèle pas leur armée en retraite. Il négocie déjà avec l’Autriche.

Dumouriez obtient le commandement de l’armée du Nord et entre en Belgique le 27 octobre. Il bat les Autrichiens à Jemappes, la Belgique est conquise. En février 1793, alors que la Convention déclare la guerre à l’Angleterre, il attaque la Hollande mais subit un échec à la bataille de Neerwinden (18 mars 1793) et à Louvain le 21. C’est la rupture avec les Montagnards. Décrété d’arrestation, Dumouriez, abandonné par une grande partie de ses soldats qui refusent de le suivre dans sa tentative de coup d’état, poursuivi comme traître, fait arrêter les commissaires et le ministre envoyés par la Convention et passe alors à l’ennemi, entraînant avec lui son état-major. Il devient alors un proscrit errant dans toute l’Europe, rejeté aussi par les monarchistes qui voient en lui un constitutionnel. En 1800, il finit par se fixer au Royaume-Uni, dont le gouvernement lui octroie une pension pour prix des conseils qu’il lui donne. En 1808, il va offrir ses services au Portugal menacé par la France. Il donne aux Espagnols le système des guérillas qui va entraîner la défaite des troupes impériales. De 1812 à 1814, il est le conseiller de Wellington dans la guerre d'Espagne et lors de l’invasion de la France en 1814. Cette accusation lui valut le refus des Bourbons de le voir revenir en France. Il continue d’être pensionné par les Anglais et mène la vie d’un propriétaire terrien à Turville-Park, dans le comté de Buckingham où il meurt le 14 mars 1823. Dumouriez a publié ses mémoires sous le titre  de Vie et ouvrages du général Dumouriez, Hambourg, 1795.

Durut

Durut est un exempt qui est l'un des hommes de confiance du lieutenant général de police en 1783.